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Dès le XIXe siècle, le département des Landes fait
l’objet de recherches archéologiques et d’un recensement des
divers bâtiments hérités du passé. C’est par l’intermédiaire
de notables réunis dans une même société savante, la Société de Borda,
fondée en 1876 à Dax, que la discipline connut sa première impulsion
locale.
Les noms de H. Duboucher, J. E. Dufourcet, E. Taillebois et
G. Camiade sont rattachés à cette période, à
savoir les dernières décennies du XIXe siècle. Leur œuvre est
immense pour l’époque, pionniers landais émérites d’une
discipline en plein essor dans le reste du pays. Ils ont scruté, cherché
et trouvé au travers des paysages les vestiges des temps reculés, mettant
par là en exergue le fait que cette partie du Sud-ouest n’était pas
restée en marge des grands courants de peuplement. Evidemment, les
découvertes qu’ils recensent sont parfois interprétées de manière
obsessionnelle, si l’on peut dire : ainsi E. Taillebois
voyait des camps romains dans tous les camps circulaires pré- ou
protohistoriques de la vallée de l’Adour. L’archéologie ou
l’historiographie fonctionnent par modes : durant la période
impériale, par exemple, on cherchait dans toute la France les vestiges de
la Guerre des Gaules. Les Landes ne pouvaient pas être en reste…
De véritables fouilles archéologiques furent aussi
entreprises, principalement sur les villae de
Chalosse et du Tursan. Mais l’intérêt
archéologique laissa parfois aussi la place à une boulimie de découvertes
: le 24 octobre 1884, pas moins de 10 tumuli furent « fouillés » dans la
même journée sur la lande du Gert, en Chalosse.

Figure 1 : L. Dufourcet (1er à droite), L. Testut (5ème en partant
de la droite) et G. Camiade
posant en 1913
après la fouille d’un tumulus à Estibeaux.
On peut
considérer qu’au début du XXe siècle, les bases d’une
archéologie landaise étaient jetées ; pour mieux apprécier leur
importance, il suffit de se plonger dans les divers articles publiés dans
les deux revues suivantes : le Bulletin de la Société de Borda (qui
continue à paraître chaque trimestre) et la regrettée Revue de Gascogne.
Si
la première moitié du XXe siècle voit la menée de recherches ponctuelles,
principalement sur la vallée de l’Adour, la Chalosse et le Tursan, la partie supérieure du département demeure
en marge des investigations : est-ce en raison de cet à priori récurrent
sur le « désert landais » ?
Une
intensification des recherches et des publications peut être observée
durant le dernier quart de siècle. Pour preuve, cet article de J. C. Merlet, intitulé « Vingt-cinq années
d’archéologie landaise (1977-2001), paru dans le Bulletin de la
Société de Borda en 2001. Vous pouvez le consulter en suivant ce lien.
Mais
pour une description détaillée de la recherche dans les Landes, on peut
se reporter à la première partie de la Carte archéologique de la Gaule,
département des Landes, de Mme B. Boyrie-Fénié.
Cet ouvrage, publié en 1994, recense par commune toutes
les découvertes ayant pu être faite, pour la période allant de la
fin de la Protohistoire au Haut Moyen Age.

Figure 2: carte
des Landes, avec quelques "pays" landais et les provinces
voisines (pour rappel).

Figure 3 : les
"pays" landais (entre reliquats féodaux et réalités
géographiques…).
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