Les résidences princières (1/4)

 

Origine du terme "résidence princière"

 

Le terme de « résidence princière » dérive de celui de « tombe princière » employé par E. Paulus, conservateur régional du Wurtenberg après la découverte en 1876-1877 de tombes très riches à proximité de la Heuneburg, sur le Danube. Il est possible que l’emploi du terme « tombe princière » fasse écho à la découverte de tombes en fosses mycéniennes par Schliemann, qui aurait influencé E. Paulus quant à l’emploi du terme « princier ».

Il faut attendre les années 1950 pour que le terme soit véritablement associé à l’habitat par référence au lien qui unit les nécropoles et les sites de hauteur. Ce sont K. Bittel et A. Riett qui furent les premiers à parler de résidences princières à propos de la Heunebourg. Les liens évidents entre ce site et la Méditerranée ont joué un rôle de première importance car les importations découvertes sur place ont fait de ce dernier l’habitat le plus important de l’Europe centrale et le plaçant largement au dessus des autres.

Cette dénomination est depuis longtemps sujette à controverse (depuis les années 1970). Le débat est attisé par la définition et la délimitation de ce phénomène, qui doit s’adapter une réelle diversité. Aujourd’hui, d’après P. Brun, il est nécessaire d’envisager des fouilles sur ces résidences mais également d’exploiter le territoire qui leur correspond afin « d’évaluer la densité et la variabilité fonctionnelle des sites » ainsi que la richesse en matériel, dans le but d’appréhender le potentiel économique de ces habitats.