Le monde funéraire (6/13)

 

Les différentes structures funéraires


  • Les nécropoles de « tombes plates » ou tombes en fosses



Certaines de ces structures étaient entourées de demi-cercles de pierre, le plus souvent de la garluche. Ces pierres sont de taille diverses. Les sondages menés dans d’autres nécropoles de ce type ont montré que ces demi-cercles pouvaient être légèrement outrepassés mais il ne s’agit jamais de cercles complets dans les Landes. Certains de ces entourages de pierres sont tangents les uns aux autres. Nous attendons véritablement avec une grande impatience la publication de la monographie de Laglorieuse, qui nous donnera une description précise des structures mais aussi des informations anthropologiques de premier ordre.


Ces nécropoles rappelle certaines structures découvertes dans les départements du Lot-et-Garonne comme celles de la nécropole de Fauillet-la-Gravière et celles des Ribérotes et de Lesparre à Barbaste. Dans ces nécropoles, on trouve des arcs de cercles en pierres, parfois des cercles complets. Certains cercles abritent plusieurs sépultures.

Nécropole de Lesparre à Barbaste, d'après Y. Marcadal (B. Fages, 1995.)

Ces nécropoles ne sont pas non plus sans rappeler certains sites découverts dans la vallée de la Garonne et présentant des cercles de pierres complets, généralement composés de gros galets (nécropole d’Arihouat à Garin, nécropole de Saint Gaudens (département de la Haute-Garonne pour les deux sites.) Ces nécropoles sont dites de pseudo-tumulus car présentant de faibles élévations. Ces structures rappellant aussi les tumulus, J.-P. Mohen les considérait comme une solution intermédiaire entre les deux types de nécropoles. Les structures sont malgré tout légèrement différentes lorsqu’on les compare avec les nécropoles de tombes en fosses du triangle landais, notamment par l’existence d’un cercle complet, dans certains cas d’un véritable petit coffre en pierre recueillant la sépultures mais aussi la présence de ce qui est interprété comme les restes du bûcher funéraire au centre du cercle. Ces nécropoles de Haute-Garonne semblent être abandonnées entre 600 et 550 avant J.-C. Il en va de même avec les nécropoles de tombes plates, bien que quelques rares sépultures plus tardives existent dans certaines d’entre elles (notamment dans la nécropole du Truc du Bourdiou, vallée de la Leyre, Gironde). Il est malheureusement impossible de faire des comparaisons exhaustives et il est possible que de nouvelles données que je ne connais pas puissent venir infirmer ou confirmer cet aspect de l’occupation des nécropoles. A l’heure actuelle, aucune nécropole de ce type n’a été mise au jour dans le piémont.

 

Gestes funéraires

L’emplacement du bûcher funéraire n’est pas connu pour les nécropoles du triangle landais. Dans la nécropole de Laglorieuse, il est possible qu’il ait été découvert des structures para-funéraires à proximité de l’espace occupé par les sépultures, mais sa fonction est encore indéterminée. Pour le reste, il semble que les gestes pratiqués soient identiques à ceux qui étaient pratiqués pour les défunts utilisant les nécropoles tumulaires.