Le monde funéraire (4/13)

 

Les différentes structures funéraires


  • Les tumulus

 

Questions d’interprétations


La question principale qui se pose lorsque l’on se retrouve  face à cette diversité de structures est celle de l’identité culturelle des populations. Ces dernières étaient elles apparentées ou sommes nous face à différents groupes bien définis. C’est bien évidemment une question à laquelle on peine à répondre. Si les structures sont variées, le principe reste le même : il s’agit d’incinérations en urne (ou éparses) sous tumulus. Si la forme des vases diffère un peu d’une zone à l’autre, nous sommes face aux même assemblages (urne ; urne et couvercle ; urne, couvercle, vase accessoire ; urne et vase accessoire…) sur toute la région.
Les tailles très différentes ainsi que le nombre de sépultures et leur richesse peuvent être un bon indicatif selon certains. Je répondrai en rappelant que la richesse d’une tombe n’a aucune relation avec la culture du défunt. On trouve d’importantes nécropoles, livrant des tumulus imposants et riches dans le piémont alors que le triangle landais a plutôt tendance à nous livrer des nécropoles au mobilier plus modeste. Cela peut tout à fait être en relation avec l’exploitation du milieu environnant (sel et mines pour le piémont). Cependant, il n’est pas encore possible de prouver ce genre d’hypothèses.

Nous devons également rester modestes quant à nos résultats. N’oublions pas que ceux qui ont travaillé avant croyaient fortement en leurs idées et qu’aujourd’hui nombre d’entre elles sont dépassées. Nous n’aurons plus la même assurance d’ici vingt ans…

 

Source : GAPO