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Les Landes archéologiques

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Protohistoire

  • L'Âge du Bronze.

Cette période, divisée en trois sous-périodes (ancien, moyen et récent) est parfaitement connue dans la zone girondine, principalement dans le Médoc, suffisamment pour que l'on évoque un faciès culturel « Bronze Médocain ».

Généralement, le moyen dont nous disposons pour suivre les populations de l'Age du Bronze à la trace demeure l'observation de la céramique, de ses formes, mais surtout de ses décors d'appliques ou d'incisions. La céramique permet une attribution chrono-culturelle fiable.

En parallèle, les découvertes d'objets métalliques sont rares, qu'il s'agisse de haches ou de fibules. D'ailleurs, jusqu'à aujourd'hui, aucune hache n'a été trouvée en fouille sur un habitat dans les Landes.



L'introduction du métal dans le département est encore sujet à débat, même si dès 1986, J.-C. Merlet apportait la preuve d'une introduction du cuivre dès le Chalcolithique dans les Landes, grâce à l'analyse d'une hache plate découverte en 1985 à Arengosse. Quatre ans après, une deuxième hache était exhumée au même endroit par un labour agricole.



Il faut savoir que ce genre d'objets, lorsqu'ils sont retrouvés, sont souvent issus de dépôts, sans que l'on sache véritablement dans quel type de contexte ceux-ci s'inscrivent (dépôt métallurgique, votif, commercial ou domestique ?). Quoi qu'il en soit, les Landes ne connaissent pas de retard dans l'introduction du métal.

Plusieurs haches (isolées ou en dépôt) sont connues pour l'Age du Bronze dans le département. Un des plus beaux exemplaires est sans conteste celle découverte à Arengosse en 1988, hache à ailerons subterminaux et anneau. Encore inédite en 2002, c'est un programme de recherches spécifique au Brassenx qui a permis de sortir de l'ombre cet objet exceptionnel :



Hormis ces découvertes, trop ponctuelles, d'objets métalliques, les sites livrant de la céramique demeurent bien plus enrichissants pour la compréhension du peuplement protohistorique.

Dans le Marsan, des restes d'habitats, dont on ne sait véritablement s'il s'agissait de cabanes de pasteurs itinérants ou de populations semi-nomades pratiquant déjà l'agriculture, ont livré de la céramique du Bronze ancien-moyen (zone 1 de La Hubla et zone 2 du Grand Séouguès à Canenx, zone 3 de Saint-Rémy à Maillères) dont la majeure partie se rattache incontestablement au faciès Médocain.

Sol d'habitat (Grand Séouguès, Canenx).

Les décors sont généralement des pastillages (boules de pâte écrasée sur la panse) et autres décors d'appliques (cordons lisses ou digités) sur des vases aux formes simples, de type tonnelet. Certains présentent des moyens de préhension comme des anses tunellaires ou des mamelons simples ou doubles au Bronze moyen. La production présente des caractères avant tout fonctionnels et efficaces. Mais dès le Bronze ancien, quelques récipients s'illustrent par leur esthétique, comme ces vases biconiques décorés à la cordelette.

Vase biconique (Grand Séougès, Canenx).

Même s'il est difficile de se représenter le bâti, l'épandage des tessons laisse parfois entrevoir l'emprise au sol des maisons. Récemment, la fouille de l'une d'entres elles à Arue, nous a permis de mettre au jour un lot de récipients écrasés mais relativement bien conservés, aux décors variés et problématiques : certains rappellent le Bronze ancien, d'autres le Néolithique. Un dépôt de glands torréfiés est en cours de datation C14, ce qui nous permettra de trancher, mais soulève de nouvelles interrogations : quelle vocation avaient ces fruits brûlés ? Alimentaire ? Colorante ? Curative ? Un tel dépôt a déjà été signalé en contexte ancien dans le département sans apporter pour autant de réponses quant à son rôle.

Structure de calage de poteau (Saint-Rémy, Maillères).

Dans le Brassenx (où des haches avaient été découvertes anciennement), plusieurs sites sont venus confirmer l'importance du peuplement de tradition Bronze médocain. Rien que pour Arengosse et Beylongue, communes explorées en 2002 lors d'un programme spécifique, six sites ont été repérés. En 2003, l'extension des recherches sur les communes avoisinantes (Ousse-Suzan, Saint-Yaguen, Villenave et Ygos-Saint-Saturnin) est venue combler nos attentes : trois gisements du Bronze moyen ont été découverts. Celui de Bidau-Meste à Ousse-Suzan a fait l'objet d'un sondage : six concentrations ont été identifiées au sein d'un épandage de tessons de céramique de 3000 m². Décors de pastillages et de cordons sur grands vases de stockage, une grande jarre enfouie accompagnée d'un petit vase, mais aussi et surtout un vase polypode, comparable à ceux retrouvés en contexte funéraire dans les Pyrénées. Il faut mentionner enfin des indices probants d'une activité métallurgique. En effet, ont été recueillis deux nodules de bronze et les deux pièces fracturées d'un moule bivalve; la forme du moule évoque l'extrémité d'une pointe de flèche.

Vase polypode découvert à Ousse-Suzan (Bronze moyen).


Les deux pièces du moule bivalve d'Ousse-Suzan.

Les sites du Bronze ancien et moyen sont de loin les plus nombreux que nous ayons retrouvés. Un habitat pour neuf hectares : telle est la répartition spatiale des vestiges dans le nord du Marsan, témoin d'une démographie difficile encore aujourd'hui à quantifier.

Hache à talon (Bronze Moyen) découverte à Souprosse.

Pour le Bronze final, un habitat a livré une structure domestique tout à fait remarquable : il s'agit du site de Pouyblanc 2 à Canenx. Les restes de la cabane étaient constitués de la base de deux piquets porteurs brûlés (charbons), entourés de pierres de calage, délimitant sur le côté nord un véritable sol anthropique (sol noirâtre chargé de matières organiques), dont la surface de 18 m2 était parfaitement rectangulaire. Ceci ne peut s'expliquer que par l'existence d'un espace clos le surmontant, délimité par des parois (plan général de fouille). Au centre de cette surface, un foyer portait les restes d'une structure en terre cuite assimilable à un four.



La céramique retrouvée représente un minimum de 27 vases, avec les décors les plus représentatifs du Bronze final, à savoir « l'association de cannelures, décors incisés sur vases fins, coupes tronconiques, pieds annulaires, vases d'usage à digitations sur la lèvre et le col. » Du mobilier lithique a aussi été retrouvé, du silex, mais surtout un broyeur en quartzite et des fragments de meule dormante en grès attestant une activité de broyage. A proximité immédiate de la cabane, côté nord, une structure curieuse a également été mise au jour : 7 plots enterrés et espacés, de 30 à 50 cm de large, pour 30 à 45 cm de haut, délimitant un espace de 10 m2. Ces plots sont composés d'un conglomérat de matériaux de récupération, notamment du torchis, de l'argile cuite mais aussi de fragments de calcaire, éléments « jetés en vrac dans les fosses préalablement préparées, sans ordre apparent ». Le réemploi de torchis indique l'existence d'une autre cabane plus ou moins proche : celle qui a été fouillée n'en utilisait pas. Ces blocs sont de toute évidence des plots de soutènement, mais pour quel type de bâtiment ? D'autant qu'une fosse charbonneuse en bordure ouest de la structure complique l'interprétation : « de forme ovale de 0.90mx0.60m pour une profondeur de 55 cm [...] elle était constituée de minuscule charbons de bois » et « était surmontée de six pierres plates en calcaire aquitanien superposées, dont trois étaient rubéfiées ». A coté, quelques tessons ont été retrouvés. Il semble néanmoins que le petit bâtiment annexe de la cabane fut probablement un grenier et non une zone domestique véritable, puisqu'aucune céramique, ni aucun artéfact n'a été retrouvé à l'intérieur.

Plan général du site de Pouyblanc (Canenx). Données : J.-Cl. Merlet et DAO : M. Bilbao.

Un autre site du Bronze final est à mentionner. Sa découverte à Beylongue remonte à 2001 et a fait l'objet d'un sondage diagnostic en 2002. Peu étendu (1 m2), il s'agit d'un dépôt d'une quinzaine de récipients accompagnés de 4 meules fragmentées et 1 broyeur, mais aussi de fragments de terre cuite issus sans doute d'une plaque foyer. Six récipients retiennent l'attention dont 4 n'ont aucun intérêt fonctionnel d'un point de vue domestique :

(les citations proviennent du rapport de prospection)

« _ 2 gobelets de petites dimensions (4.5cm) portant une perforation et à fond pointu ; l'un est décoré d'incisions en lignes, l'autre est orné de lignes brisées encadrées par des incisions en ligne. Des traces d'arrachement montrent qu'ils appartenaient à un récipient multiple.

Un des deux gobelets.

_ 2 piédestaux décorés : l'un avec sur le cylindre des lignes parallèles et un marli de chevrons ; l'autre avec sur le cylindre des chevrons, organisés selon un registre inversé, dans des cartouches et encadrés par 2 bandes hachurées obliquement. Ces piédestaux, creux, ne sont donc pas des coupes à pieds. [...]


Les deux piédestaux (notés 1 et 2).

_ la moitié d'un biberon avec un décor de points et lignes rayonnant à partir du goulot, dont manque la partie inférieure.

_ 1 plat orné de triangles excisés en ligne et un fragment d'anse ( ?) avec le même décor ».



La présence de ce dépôt n'est toujours pas élucidée. Une analyse récente de la matière argileuse indique néanmoins une production locale et exclut a priori l'importation. Mais certains éléments peuvent s'inspirer de formes lointaines : les piédestaux sont par exemple parfaitement connus dans la péninsule ibérique depuis le Chalcolithique jusqu'au Premier Age du Fer. L'archéologue espagnole Pepa Gasull, spécialiste de ces « soportes », évoque leur présence le plus souvent en contexte funéraire. Une influence ibérique ne serait pas étonnante, d'autant que les liens économiques, techniques ou culturels avec le sud des Pyrénées sont réels à plusieurs reprises dans l'histoire de l'Aquitaine méridionale.

  • L’Âge du Fer

Tout comme l'Age du Bronze, cette période est scindée en sous-périodes, deux pour être précis, le Premier Age du Fer et le Second Age du Fer.

Le Second Age du Fer est une période mal connue pour une grande partie des Landes. Il n'y a pratiquement que le site de Sanguinet, fouillé par l'équipe de M. B. Maurrin depuis plusieurs années déjà qui offre véritablement des niveaux archéologiques identifiables pour cette période.

L'équipe du C.R.A.L. a été beaucoup plus en contact avec le Premier Age du Fer. Mais il ne faut pas se méprendre : notre connaissance des populations de cette période dans les Landes se limite avant tout au monde des Morts. L'archéologie du Premier Age du Fer est surtout, pour nous, une archéologie funéraire (qui a dit « profanateurs de sépultures » ?)

Quatre sites remarquables sont à évoquer : trois fouilles sur tumuli et trois fouilles sur nécropoles.

Les tumuli landais, contrairement à ceux rencontrés en Bretagne par exemple, sont caractérisés par des dimensions modestes : le tertre funéraire est généralement haut d'1m50 pour 20 mètres de diamètre, sans chambre funéraire aménagée (du moins, pas jusqu'à présent...).



Les nécropoles landaises connues sont de deux types : nécropole ou cimetière de tombes plates (ou de tombes en fosse) et nécropole de tumuli (la plus connue est celle de Sarbazan). Les nécropoles que nous avons fouillées ou sondées sont du premier type.

Dernier point préliminaire : les sépultures elles-mêmes sont des vases ou urnes, contenant les restes d'ossements après crémation des corps sur le bûcher funéraire. Ces vases sont généralement recouverts d'un plat-couvercle retourné et peuvent contenir un vase plus petit, appelé vase d'accompagnement ou vase accessoire ; posé sur les ossements, on ignore si ce dernier était destiné à recueillir une offrande.

Le premier tumulus à avoir été fouillé par l'équipe est celui de l'Oranger à Mont-de-Marsan, en pleine zone industrielle. D'une élévation d'1m10, son diamètre approchait les 26 mètres. Il contenait en son centre un seul petit vase à fond rond, posé sur une couche de charbons d'un mètre carré. Ce vase n'est pas daté avec certitude, d'autant que sa forme se retrouve peu dans les tumuli de la région. En plus, les sépultures à incinération sont connues dès le Bronze Ancien en Aquitaine. Seul élément indiscutable : cette urne se rattache à l'Age des métaux...
Le deuxième tumulus à avoir été fouillé est, en revanche, beaucoup plus explicite. Repéré à Monségur, dans une zone où déjà beaucoup de tertres avaient été « fouillés » au XIXe siècle, ce tumulus était haut de 1m30 et mesurait 20 mètres de diamètre. Au cours de la fouille, une structure de galets est apparue, montrant un agencement particulier de ce tertre, à savoir qu'il renfermait deux cercles concentriques de galets, de la même manière que dans d'autres ouvrages du même type dans les Pyrénées. Trois sépultures étaient contenues dans ce tertre, ainsi que trois fosses charbonneuses dont une contenait les sépultures 2 et 3.

Sépultures 2 et 3 du tumulus Grand Tauzin 3 (Monségur).

Ces sépultures indiquent une utilisation du tumulus à la fin du VIe siècle, avec une réutilisation au Ve ou au IVe siècle av. J.C. L'élément le plus troublant, au cours de la fouille, fut la découverte de curieuses concrétions autour des sépultures 2 et 3. Sous forme de trois masses, il s'en fallait de peu qu'elles fussent laissées à l'écart (le sol landais n'est pas avare de concrétions ferro-manganiques tout à fait naturelles). Hors, une fois brossées, leur aspect métal rouillé poussa le C.R.A.L. à en demander une restauration, du moins au départ, un diagnostic. Le restauration permit d'identifier : 1 javelot soliferrum de 2m10, 1 couteau, 1 pointe de lance, 2 talons de lances, 1 fibule, 2 lames issues peut-être d'une même épée, 1 tige recourbée (issue d'une fibule ?), 1 plaquette et d'autres bouts de fer inidentifiables. Tous ces objets étaient tordus, enroulés sur eux-mêmes, comme souvent dans les sépultures de l'Age du Fer (moyen de rendre inoffensives les offrandes ?). La datation de ce matériel permet de placer parfaitement d'un point de vue chronologique les sépultures 2 et 3 : entre 470 et 450 av. J.C. On peut sans risques supposer qu'il s'agissait là de la sépulture d'un guerrier. Quant à dire s'il s'agit d'une preuve de la hiérarchisation de la société par une élite guerrière, c'est peut-être aller un peu vite en besogne... A mentionner le travail remarquable de Laurent Dhennequin "L'armement dans le Sud-Ouest de la France au début de l'Âge du Fer", mémoire de maîtrise soutenu en 1999 à Paris I; on peut le consulter à la bibliothèque de la Société de Borda à Dax.

Masse métallique après restauration.

Un troisième tumulus, proche du précédent a aussi fait l'objet d'une fouille. Urnes et dépôt d'armes rappellent le rite funéraire déjà observé précédemment. La publication est consultable sur notre site.

Tumulus du Grand Tauzin n°1 (Monségur) en cours de fouille; sépulture 2.

Le chantier de fouille qui a le plus longtemps occupé le C.R.A.L. est indéniablement celui de Mouliot à Laglorieuse. Six campagnes de fouilles auront été nécessaires, de 1995 à 1997 et de 2000 à 2002. Sur une superficie de 4082 m2, pas moins de 137 sépultures, 27 fosses charbonneuses et 57 alignements de pierres ont été dégagés, ainsi que de nombreux fragments de grandes jarres (plan général de la nécropole). Nécropole, sans doute la plus importante d'Aquitaine, elle va faire l'objet d'une monographie, puisque sur ce seul terrain se concentre une grande variété de formes et de décors au niveau des vases. Une étude anthropologique des ossements est également en cours, réalisée par Sandrine Lenorzer (sa thèse est accessible ici). A noter que peu d'éléments métalliques ont été trouvés, quelques anneaux, des fragments de tiges et de fibules en bronze. La présence d'un tel site du début du Premier Age du Fer indique qu'il existait certainement à proximité un foyer de peuplement, suffisamment structuré pour qu'il y ait fréquentation d'un cimetière communautaire. Ce possible « hameau » reste encore à découvrir.



La deuxième nécropole se trouve à Beylongue. Prospectée et sondée, elle a livré 3 sépultures et quelques ossements. Les sépultures 1 et 2 étaient contiguës ; en revanche, la troisième était distante de 9m30 des deux autres. Il est plus que probable que d'autres sépultures existent sur ce terrain, mais le labour de semis de pins n'a pas laissé apparaître suffisamment d'indices pour les localiser (sépultures 1 et 2 - sépulture 3).

La troisième nécropole encore inédite a été découverte à Mazerolles, au lieu dit Petit Arguence, à proximité immédiate de la rocade de Mont-de-Marsan. Une dizaine de sépultures à incinération en tombes plates ont été mises au jour (plan général).



Des arcs-de-cercles en pierre délimitaient les espaces funéraires et rien ne permet d'affirmer qu'il s'agissait de cercles ayant été en partie érodés ou démantelés (certains chercheurs -spécialistes autoproclamés de l'Age du Fer en Aquitaine- ne connaissant pas le terrain landais et n'ayant pas vu les sites en cours de fouille ne veulent pas croire en l'existence de tombes plates, ni de demi-cercles de pierre ; absurde, non ? Heureusement, le manque d'intégrité et d'humilité ne sont pas des défauts partagés par la plupart de leurs confrères, ce qui nous permet des échanges fructueux sur le sujet).



Une structure retrouvée à l'écart n'a pu être interprétée : un sol pavé de blocs de pierre surmonté d'un muret de faible élévation en arc-de-cercle. Aucun élément n'incite à y voir un espace funéraire ou domestique. Aucune rubéfaction n'autorise l'hypothèse d'un bûcher.



voir aussi : sépultures 1 à 4, 9 et 10, 11 à 16, 17 à 20.


L'habitat étant pour le moment quasi-absent, la tentation est grande de voir dans les dizaines de camps circulaires et d'éperons barrés de la vallée de l'Adour et du sud de la Grande Lande des lieux de vie pour cette époque, à l'instar de ce qui est connu ailleurs, notamment en Espagne. Si quelques sondages anciens et peu étendus ont livré du matériel protohistorique, seul un programme de recherches spécifique pourrait dans l'avenir permettre d'apporter des éléments de réponse.

Le Camp de Berny à Beylongue. Connu aussi sous le nom de Camp Romain, il est peut-être à mettre en relation avec les nombreuses haches polies découvertes à proximité. Une prospection menée dans les années 80 a permis de découvrir une récoccupation antique très limitée du site. Une étude du comblement des fossés pourrait apporter des éléments décisifs dans la chronologie de cet édifice encore impressionnant aujourd'hui. Hélas, des pillages récurrents au détecteur de métaux vident progressivement le site d'indices potentiellement importants pour la compréhension de sa chronologie.

Un habitat de l'Age du Fer a quand même été fouillé par l'équipe en 2003 à Saint-Yaguen, lieu dit Parbès, à quelques dizaines de mètres du Bez, petite rivière du Brassenx. Le site se présentait sous forme d'un sol de cabane de moins de dix mètres carrés, riche en mobilier céramique et torchis. Divers récipients ont pu être identifiés : une jatte, deux grandes jarres, un gobelet, deux écuelles, deux plats. Etaient présents aussi deux pieds annulaires, trois fragments de vases fins, un manche de cuillère perforé et un creuset. Deux éléments métallique étaient aussi présents : une tige plate en bronze en deux segments de 4 cms et une pointe de lance à douille en fer de vingt centimètres de long pour deux à la base. Il s'agit là d'un objet certainement rare à se retrouver en contexte domestique. En effet, la documentation pour l'Aquitaine n'en signale guère qu'en contexte funéraire. La présence d'un creuset inciterait à supposer une activité métallurgique, mais nul résidu de coulée n'a été trouvé, pas plus que de moule ou d'élément de four.

Un autre habitat, très limité dans l'espace et perturbé par un fossé ancien, avait été fouillé à proximité de la nécropole de Mouliot à Laglorieuse. Une plaque foyère probablement surmontée par un conduit était associée à une dizaine de récipients. Ces derniers, par les formes et les décors, peuvent être attribués à une transition Bronze final/Premier Age du Fer. Nous n'avons pu résoudre le rôle de cette structure, localisée à soixante mètres à peine des premières sépultures.

Une structure domestiques fouillée par le C.R.A.L. est aussi à signaler à Cère (Moulin de Caillaou). A noter également l'habitat de Seyresse, découvert dans les années 60 et étudié récemment par J.-C. Merlet et F. Marembert.

Pour terminer avec l'Age du fer, les Landes, ne sont pas exemptes de découvertes exceptionnelles. Pour s'en convaincre, il suffit de lire l'étude de B. Gellibert et J.-C. Merlet consacrée à plusieurs torques, issus de contextes funéraires du nord du Marsan (Tome 26 de la revue Archéo. des Pyr. Occ. et des Landes). Voici donc à titre documentaire,le cliché du torque en or d'Uchacq (déc. vers 1917) et le dessin d'un des torques en bronze de Bélis (déc. vers 1960):


Dernière modification le : 09/12/2011 @ 11:54
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