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« C’est une peuple qui veut nous parler par ses
morts : je me sens trop seul pour recueillir tout ce qu’ils peuvent
nous dire.
Des missions d’archéologues vont par le monde
étudier les monuments de peuples anciens et lointains, tandis que chez
nous, nous marchons sur de modestes hypogées que nous continuons à fouler,
alors que quelques coups de pioche nous font lire leur histoire mal
connue – que quelques coups de pioche nous révèlent leurs
habitudes, leurs usages, leurs croyances, leur organisation sociale, leur
vie privée, le culte de leurs morts, et nous continuons à ne vouloir pas
les connaître : que nous les considérons comme des fossiles ne pouvant
donner qu’une date relative dans la série anthropique. Ce ne sont
plus cependant des préhistoriques puisqu’ils nous laissent des
écrits, qui nous disent qui ils sont ! d’où ils viennent ! ce
qu’ils ont fait ! Leur histoire vaut celle des Romains promenant
leurs légions et leur luxe sur le sol de la Gaule qu’ils occupent
bien après eux. »
(extrait du carnet de fouilles conservé au Musée Dubalen à
Mont-de-Marsan de P. Dubalen, géologue, préhistorien et naturaliste
landais de la fin XIXe-déb. XXe. Ce texte a été rédigé dans le contexte
de la fouille du tumulus n°III de la lande de Mesplède à Vielle-Aubagnan,
tumulus qui avait livré un riche mobilier métallique, dont une phiale à
inscriptions en langue ibère. C’est J.-C. Hébert qui cite cet
extrait dans l’étude détaillée du mobilier du tumulus évoqué
précédemment, dans un article de la Société de Borda.)
Ce site
s’adresse avant tout à un public landais, soucieux de mieux
connaître l’importance du passé de son département. Mais par ces
quelques pages Web, notre but est également de montrer à un public plus
large qu’il existe une archéologie landaise, avec des découvertes
inattendues pour beaucoup : les Landes ne sont pas ce vaste désert
humain et géographique que l’on pourrait croire. Le peuplement
n’a pas attendu le XIXe siècle (et la loi de 1857 sur la plantation
des pins : voir ici) pour se fixer sur ce terroir si
particulier. Au cours de nos recherches, nous avons retrouvé les traces
d’une occupation du sol longue et sans hiatus (ou presque), bien
que discontinue dans l’espace.
Pour tout
renseignement, suggestion ou infos archéos sur les Landes,
n’hésitez pas à nous écrire : archeolandes@yahoo.fr ou à poster un
message sur le Forum de discussion.
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Présentation générale et plan du site
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En 1986, paraissait une publication : « Néolithique
et Chalcolithique dans les Landes et en Béarn ». Elle regroupait les
articles de 8 chercheurs locaux, réunis sous le nom d’une
association, le Centre de Recherches Archéologiques sur les Landes.
Le directeur de la
publication, Jean-Claude Merlet, posait en avant-propos 5 problématiques,
5 thèmes destinés à « nourrir la réflexion des chercheurs dans les
années à venir :
1.
Comment situer les mégalithes landais,
en particulier ceux du Tursan, dont notre connaissance demeure très
fragmentaire ?
2.
Quelles relations établir entre les
nécropoles, les habitats et les camps ?
3.
Quelle est la part du substrat indigène
et des influences extérieures ?
4.
Comment situer les gisements repérés
dans les grands courants culturels ?
5.
Quelles ont été les relations avec les
régions voisines dans l’Aquitaine (Gironde, vallée de la Garonne,
Pays Basque) et au-delà ? »
Aujourd’hui, 20 ans plus
tard, l’équipe du CRAL est en grande partie modifiée : seuls
demeurent de l’ancienne équipe, les deux directeurs de recherches
Jean-Claude Merlet et Bernard Gellibert. A leurs cotés, une dizaine de
chercheurs non professionnels surveillent le terrain et répondent présent
aux opérations de sondages ou de fouilles entreprises. Le point commun de
tous les membres de l’équipe : le bénévolat, aucun
d’entre eux n’étant salarié de l’archéologie.
Le but du CRAL est de retrouver
et mettre en valeur le patrimoine archéologique landais. Son aire de
prédilection a été, pendant plusieurs années, le territoire des communes
limitrophes de Mont-de-Marsan. Mais la région d’étude s’est
accrue : on peut considérer à présent que la zone d’intérêt se
développe au nord de l’Adour. Autre modification notoire, les
périodes d’étude : auparavant, seule la Protohistoire
concentrait tous les efforts. Aujourd’hui, le champ chronologique
d’investigation va du Paléolithique supérieur au Moyen Age et la
perspective paléo environnementale n’est pas oubliée non
plus : le CRAL collabore non seulement avec les autres archéologues
du Sud-ouest (issus de l’université, du CNRS ou du monde
associatif) mais a tissé des liens durables avec des géologues, pédologues,
palynologues afin de garder en perspective une compréhension du
peuplement à tous les niveaux (voir notamment cette page).
Quelle que soit la période,
l’importance des recherches vise à infirmer une idée reçue, celle du
« désert landais » : le vaste triangle de sable
quaternaire de cette partie de l’Aquitaine n’a pas été éludé
par les populations durant les millénaires précédents. L’occupation
du sol est bien présente et il n’y a pas de retard culturel dans
les traces des populations observées, de la Préhistoire à la Protohistoire. L’évocation du
peuplement ancien n’étant jamais un sujet anodin, vous trouverez
par ailleurs une page sur ce site, visant à établir des bases de
réflexion sur deux périodes complexes : l’Âge du Fer et le
Haut Moyen Âge (cliquer
ici pour y accéder).
Plan du site :
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Accueil
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Un passé encore à découvrir
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Méthodes de travail de l’équipe
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Chronologie des recherches
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Ce que l’on savait en 1994
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Résultats par périodes
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Le Projet Collectif de Recherches (P.C.R.) sur
l’anthropisation des milieux humides de la Grande Lande
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La Grande Lande durant
l’Antiquité : données du P.C.R.
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Recherches à venir
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Publications
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Les colloques annuels de
Salies-de-Béarn
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Bibliographie
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Documents
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Liens
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La Société de Borda
·
La Fédération
d’Archéologie des Pyrénées Occidentales et des Landes
·
Les Landes et les idées reçues
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L’Âge du Fer dans le Sud-Ouest :
éléments pour la compréhension du peuplement
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Forum de
discussion
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